TANZANIE : La faune du Parc National du Serengheti en danger !

Une nouvelle hécatombe se prépare au Serengheti. En effet, le gouvernement tanzanien a approuvé la construction d’une autoroute reliant le Lac Victoria à l’Est de la Tanzanie. Cette infrastructure commerciale présente un risque écologique majeur, puisque sa construction est prévue sur l’une des voie de migration les plus importantes pour l’intégrité et l’équilibre de la faune Tanzanienne.

Chaque année, près d’1,3 millions de gnous et des milliers de zèbres migrent entre le nord du Parc National du Serengheti situé en Tanzanie, et le Parc National du Massaï Mara situé au Kenya. Le but ultime de ce déplacement de masse d’herbivore est la survie de l’espèce. En effet, la migration permet à tous ces troupeaux de trouver une nourriture fraiche et abondante pendant la saison sèche.  Autant dire que la coupure nette de cette voie de transit aura des conséquences catastrophiques… que ce soit sur le plan écologique mais également sur le plan touristique…

Car à la réflexion, la survie de ces régions sur la longue durée ne réside-t-elle pas sur une bonne gestion du patrimoine naturel existant La richesse du sol tanzanien (or, diamants, pétrole) font de ce pays, l’objet de la convoitise des gros industriels… mais pour combien de temps ? 

Le tourisme est sans doute aujourd’hui la seule opportunité durable de développement pour le pays, dont l’économie est historiquement basée sur l’agriculture (près de 50% du PIB). La destruction de cette voie de migration aura certainement pour impact de réduire la population de gnous à moins de 200 000 individus et à terme de faire disparaitre la grande migration…

La construction de cette autoroute aura bien d’autres conséquences que la rupture des flux migratoires. L’accroissement du trafic routier s’accompagnera sans nul doute d’un accroissement de la pollution des eaux et des sols, de l’implantation de nouvelles maladies pour la faune et de l’invasion de l’écosystème par diverses plantes invasives… Une catastrophe écologique majeure…

Non contente de souiller l’écosystème local, cette autoroute génèrera également sans nul doute une augmentation du braconnage organisé. Bien triste nouvelle lorsqu’on sait que des espèces comme le rhinocéros noir sont en passe d’être réintroduites…

Un tel massacre ne peut être passé sous silence… Surtout lorsqu’on sait que des alternatives sont possibles…

Pour en savoir plus : http://www.savetheserengeti.org/issues/stop-the-serengeti-highway/